MES PREMIERES FOULEES A RUMILLY TRAIL RUNNING / 21-04-22


REPORTAGE PUBLIE LE 21 AVRIL 2021
ULTIME REVISION LE 5 AOUT 2022

A NOTER :
Ce reportage qui sera modifié figurera dans L’Hebdo des Savoie du jeudi 29 septembre 2022, en page Rumilly.
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C’est en brossant, le 15 avril dernier, le portrait du Portugais Francisco Da Rocha Bogalho (1) que j’ai adhéré presque fortuitement à son « club » fétiche qu’il a créé seul, et de toute pièce, le 28 octobre 2018. C’est à compter de 2020 qu’il s’en fera énergiquement l’écho, principalement sur Facebook. De nombreux runners répondront alors positivement à ce vibrant appel, Rumilly Trail Running (RTR) accueillant aujourd’hui pas moins de 47 membres. Chapeau bas Francisco !

Du coup, était venue l’heure d’honorer ma première séance d’entraînement sous la houlette de ce stratège. Accoutumé à la solitude, j’étais cependant très motivé pour rejoindre le 21 avril les baroudeurs de RTR, en dépit d’une sortie tonique d’une quarantaine de minutes en milieu d’après-midi, sur le crêt d’Angely, deuxième plus haut sommet de la commune de Vaulx. Certains se demanderont, légitimement, quelle mouche m’a piqué, mais à cet instant, j’ignorai encore si je serais de la partie, raison professionnelle oblige.

De l’incrédulité, des rires, mais au final un bel accueil m’est réservé devant La Panière après une arrivée impromptue de dernière minute. A commencer par l’affable Francisco Bogalho qui, tout en poursuivant sa cavalcade, me crie presque à tue-tête toute sa joie, toute sa fierté, d’emmener cinq de ses protégés (2) dans sa région natale, en l’occurrence le Nord du Portugal. Objectif : le prestigieux Gerês Extreme Marathon. Volubile, il ne manque pas de s’extasier devant le parcours sidérant de ce marathon de montagne qui attend les forçats de RTR. Une réunion à son domicile s’est d’ailleurs tenue à l’issue de ce bol d’air pour officialiser puis préparer cette épopée en terre lusitanienne.

L’allure pas bien violente, et une température idoine, me permettent de bavarder avec le reste de la troupe, à l’image d’Igor Medel, épris de nostalgie à l’évocation d’Agnès et de Christophe Dumax, jadis figures incontournables de Rumilly Running, version number one de RTR. A l’instar également de Cyril Point, le moral en berne depuis sa prestation à la Fée Blanche, le 26 février dernier. A quelque chose malheur est bon, Cyril prenant conscience que sa résurrection aurait été une autre paire de manches sans l’apport d’un collectif aussi soudé, aussi sympa que RTR (3). Vanessa Bachelet ne dit pas autre chose, elle qui a connu pendant la même période, et à l’identique, la galère qu’a vécu Cyril.

Preuve de la notoriété grandissante du club, l’emblématique Michel Barralon n’hésite pas une seconde, au plan d’eau de Rumilly, à venir nous saluer chaleureusement. En remarquant ma présence, il ne cache pas son étonnement au regard du déplacement effectué depuis La Balme-de-Sillingy, avant de comprendre la vraie raison de ma participation : la réputation d’un groupe hyper convivial, et de l’atmosphère envoûtante qu’il engendre, que je m’empresse de valider devant lui.

Espiègle, entre autres au jeu des flaques d’eau, folâtre et loquace, la troupe poursuit son petit bonhomme de chemin avant d’entamer, soudainement, le plat de résistance qui pourtant ne figurait pas au menu du jour. A vrai dire, Francisco préfère corser la fin du scénario, en privilégiant le dénivelé au détriment du chemin monotone, et plat comme une planche à pain, qui tutoie la ligne de chemin de fer. Il s’efforce alors de convaincre les récalcitrants, comme Vanessa qui finalement fait contre mauvaise fortune bon coeur. Et puis le team manager juge que ce train de sénateur, qui plus est sur un itinéraire trop débonnaire à son goût, s’éternise à l’excès. En deux temps trois mouvements, Francisco, Igor, Nicolas Ayroulet, et surtout la gazelle marocaine Itbissem qui leur mène souvent la vie dure, avalent l’une des pires côtes routières du secteur, abrupte et revêche, bref indésirable pour le commun des mortels.

Ce qui n’empêche pas le gentleman cévenol, en la personne d’Igor, de faire demi-tour à la vitesse de l’éclair pour encourager la Bretonne Geneviève Couapel-Lebée, à la peine à l’arrière du peloton. Un énième et éclatant témoignage d’altruisme où la perf individuelle est reléguée au deuxième plan. Un peu plus tard, et dans la même veine, Vanessa et Geneviève se remémorent, sur la cuvée 2021 du Grand Trail du Saint-Jacques, la redoutable ascension finale de la cathédrale du Puy-en-Velay. Et ce main dans la main, à l’issue d’une chevauchée commune de 42 km, pimentée par une dénivellation de 1750 m. Autant d’exemples qui attestent, on ne peut mieux, d’une parfaite osmose entre les pensionnaires de RTR et les valeurs inculquées par Francisco, fondées sur l’entraide et le partage (4).

Avant les traditionnelles poignée de mains et photo symbolisant le clap de fin, Geneviève me murmure à l’oreille son vif désir de porter aux nues le groupe. Mais aussi chacun de ses membres pour mieux les connaître, et ainsi les apprécier encore davantage. « Par le biais d’un portrait » lui demandé-je, à l’image de celui du père fondateur de RTR ? En guise de réponse, et en même temps d’épilogue, je n’ai qu’un sourire, mais tellement beau qu’il en dit long… « De quoi augurer d’innombrables reportages », soliloque, pour son plus grand bonheur, l’auteur de ces lignes en regagnant sa demeure balméenne. A commencer par la biographie de son interlocutrice…

F.V.

(1) Depuis le XXème siècle, le nom de famille usité au Portugal comprend successivement les prénoms, le nom de famille de la mère, enfin le nom de famille du père.
Concernant Francisco Bogalho, nous avons respecté son choix en gardant le premier prénom (Francisco) et le nom de famille du père (Bogalho). Par ricochet, nous avons ignoré le nom de famille de la mère (Da Rocha), hormis le premier paragraphe.
(2) Les cinq poulains de Francisco Bogalho, qui se rendront au Portugal pour s’aligner sur le 42 km et les 1350 m de dénivelé du Gerês Extreme Marathon, sont les suivants :
 Vanessa Bachelet ;
 Geneviève Couapel-Lebée ;
Nicolas Ayroulet ;
 Laurent Carlioz ;
 Sylvain Clermont.
A ces six marathoniens, s’est ajoutée le 28 avril dernier Sabrina Grosdidier qui prendra le départ de la Mini Race, dénomination du 14 bornes et ses 380 m de dénivelé.
(3) Cyril Point retrouvera une partie de son tonus, le 23 avril dernier, en parcourant une boucle de 21 km sur la ViaRhôna lors d’une sortie orchestrée par Rumilly Trail Running.
(4) Le 1er mai 2022, à l’occasion du Nivolet-Revard, ce n’est pas moins de 51,5 km et 2720 m de dénivelé qu’ingurgiteront de concert Francisco BogalhoNicolas Ayroulet et Sylvain Clermont.
Bis repetita le 10 juillet dernier sur le Maratrail des Passerelles qui verra Francisco, Vanessa Bachelet et Geneviève Couapel-Lebée faire cause commune sur les 42,5 km du tracé, corsés par une dénivellation de 2600 m.
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RUMILLY TRAIL RUNNING SUR LE SITE WEB COURZYVITE :

– Compétitions et entraînements à Rumilly Trail Running / Années 2019-2020-2021 :
Bientôt en ligne !

– Compétitions et entraînements à Rumilly Trail Running / Année 2022 :
https://www.courzyvite.run/blog/2022/05/02/rumilly-trail-running-competitions-et-entrainements/

– Trail Panoramic de l’Albanais. Des voeux sous le signe de la mélancolie et de Rumilly Trail Running / 22-01-22 :
https://www.courzyvite.run/blog/2022/01/22/trail-panoramique-de-lalbanais-voeux-dans-un-acces-de-melancolie-06-11-22/

– Francisco Da Rocha Bogalho, l’âme de Rumilly Trail Running / 17-04-22 :
https://www.courzyvite.run/blog/2022/04/17/francisco-bogalho-lame-de-rumilly-trail-running/
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PHOTO :

Cliché pris le 21 avril 2022, symbolisant le terme d’une séance d’entraînement de Rumilly Trail Running (RTR).
Photo réalisée sur le parking, situé à Rumilly en face de La Panière.

En première ligne :
– 1ère à partir de la gauche : Geneviève Couapel-Lebée ;
– 2ème à partir de la gauche : Vanessa Bachelet ;
– au centre : Itbissem ;
– 2ème à partir de la droite : Francisco Bogalho, initiateur et team manager de RTR ;
– 1er à partir de la droite : Igor Medel.

En deuxième ligne :
– A gauche : François Vanlaton ;
– au centre : Nicolas Ayroulet ;
– à droite : Cyril Point.

Crédit image :
Francisco Bogalho et Laurent Carlioz (RTR).


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