PRESENTATION ET ANNULATION DU DEFI DE FORT-L’ECLUSE / 18-10-20

DE TRAIL THE WORLD AU CABB OU LA FIN D’UNE EPOQUE 

Annoncés après le succès de l’édition 2019, les adieux inopinés de Jonathan Laurenti, âme du Défi-de-Fort-l’Ecluse en tant que président de Trail The World, ont retenti comme un coup de tonnerre. L’attachement à sa famille, son harassante profession, mais aussi le désir de chausser plus souvent ses baskets, expliquent son départ. De leur côté, Frédéric Morand et Maud Debs, les deux autres figures de Trail The World, créateurs en 2016 de la première agence de voyage 100% trail, se sont recentrés sur des rendez-vous d’envergure nationale, plus rémunérateurs. A l’instar cette saison des Infinity Trail Backyard Ultra, et l’an prochain du Trail de France. Par la force des choses, il n’était donc plus possible pour Trail The World de chapeauter le Défi.
Du coup, le pire était envisageable, en l’occurrence l’extinction de cet évènement mythique, susceptible d’être ressentie comme un véritable gâchis. En effet, comment ne pas oublier l’énorme engouement populaire qu’a rencontré la manifestation depuis sa résurrection il y a trois ans, excédant à chaque fois les 400 engagés ? Avec un pic à 500 en 2017, soit le record d’affluence pour une course nature dans le pays de Gex.

Les Bellegardiens à la rescousse 
A la recherche de l’oiseau rare, en clair une personnalité compétente et motivée pour reprendre le flambeau, l’auteur de ces lignes s’est tourné logiquement vers le vénérable Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB) avec lequel il est intimement lié depuis 2013. En outre, les Cabbistes (1) n’avait-ils pas, en 2017-2018, co-orchestré avec Trail The World cette épreuve unique en son genre ?
Finalement, le Défi pourra souffler ses 14 bougies, le CABB le reprenant seul en main, suite à une importante réunion, tenue le 8 février en mairie de Léaz. Ce qui était loin d’être acquis, la formation cabbiste tenant déjà les rênes du Trail de la Valserine. De plus, elle était revenue en juin 2019, après l’élection de Daniel de la Vega à la présidence, à ses fondamentaux, basés sur l’école d’athlétisme.
A vrai dire, si le CABB a donné son feu vert au Défi, on le doit essentiellement à son vice-président Guillaume le Grand, pourtant peu porté vers le trail en tant que spécialiste du 110 mètres haies. Celui-ci voit en effet tout l’intérêt, pour le CABB, de prendre en charge deux courses nature dont les bénéfices reviendraient en grande partie à l’école d’athlétisme (2).

Le Défi coûte que coûte
En attendant, il fait face à un dilemme, après l’annulation le 14 avril, en raison du Covid 19, du 3ème Trail de la Valserine, prévu le 31 mai. Faut-il le reporter le 18 octobre à la place du Défi ou bien privilégier celui-ci ? L’auteur de ces lignes pense qu’il est plus facile de gérer le Défi au cas où il n’y aurait qu’une seule épreuve de 19 km qui nécessite, tout au plus, une quarantaine de bénévoles. Du coup, il encourage Guillaume le Grand à opter pour la compétition léazienne, ce qu’il fait le 24 avril. Pour le dirigeant du CABB, il n’était pas acceptable de brouiller le calendrier en décalant la Valserine tout en sabordant le Défi. Néanmoins, il a en tête d’adjoindre au 19 bornes une deuxième distance qui serait un mixage du Défi avec le Trail de la… Valserine, soit 42,2 km pour un dénivelé de 2600 m (3) ! A condition toutefois de partager cet évènement avec Concordia Football Club Bellegarde qui, cette saison, a déjà épaulé le CABB sur le Trail de la Valserine, ce qui est tout à son honneur. Le refus de Concordia, que préside depuis 2018 le trailer Guillaume Savinel, met cependant un terme à ce projet alléchant, du moins pour le moment…
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Guillaume le Grand qui enfile le costume de directeur de course va alors déployer des trésors d’énergie dans la préparation de cette 14ème édition du Défi, fort de sa nouvelle expérience engrangée en début d’année dans l’organisation du Trail de la Valserine.

La fidélité de Greg Berthon
Sans la moindre hésitation, il reconduit le 23 juin le partenariat avec Berthies Sport Ségny, et ce pour la quatrième année consécutive. Toujours aussi généreux, le n°1 du running dans le pays de Gex fournira l’arche, les 500 dosssards et les bons d’achats offerts aux six lauréats du podium scratch et aux dix vainqueurs des podiums par catégories d’âge. Parallèlement, l’enseigne s’engage à diffuser le flyer via son listing mail.
De quoi donner du baume au cœur, à l’heure du Covid-19, à son incontournable gérant en la personne de Grégoire alias Greg Berthon, qui s’alignera de nouveau après sa retentissante et inattendue 2ème place, récoltée l’an passé malgré un contexte relevé.

La Vierge à l’écart
Par rapport à 2019, le parcours, long de 19,3 km pour un dénivelé de 960 m, subit une seule modification mais de taille. L’arrivée coïncidera en effet avec le départ, jugée au cœur du chef-lieu de la commune de Léaz, aux confins des territoires gessien et bellegardien.
L’épilogue au belvédère des Roches (4) où trône la statue de la Vierge, qui entraînait 47 m de dénivellation positive supplémentaire, est donc supprimé. Il est vrai que cette grimpette n’avait pas fait consensus, loin s’en faut d’ailleurs, parmi les 353 finishers du cru 2019, certains critiquant sa trop grande raideur pour une fin de course.
Pourtant, les deux têtes pensantes avaient bel et bien l’intention d’y remonter pour son panorama de premier ordre, mais cette fois-ci par un tout autre itinéraire. Peu après le départ (km 2,8), au lieu de prendre en face, comme l’an passé, la direction du village de Léaz, les trailers auraient obliqué à droite sur une petite route avant de grimper, plein sud, par un sentier particulièrement escarpé. Un sentier créé ex-nihilo en janvier dernier par Jean-Marie Michel et Daniel Fuchs, les hommes forts de La Léazienne, du nom de l’emblématique randonnée pédestre apparue en 1996. Puis, de la Vierge, les concurrents seraient redescendus vers l’ouest par le chemin gravi en 2019, pour retrouver au parking le parcours qui les fait plonger presque instantanément vers le Rhône.
In fine, une variante de haute volée, pimentée par 140 m de dénivelé positif, à la fois esthétique et physique, que n’emprunteront donc pas les coureurs, la nouvelle maire de Léaz, Christine Blanc, ayant mis son veto le 2 juillet pour des raisons sécuritaires, mais aussi environnementales (5).

Une sentinelle de pierre en vedette…
Sinon, l’apothéose demeurera bien évidemment l’intrusion dans le Fort-l’Ecluse, puissant témoignage de plusieurs siècles d’architecture militaire. Après avoir traversé en un éclair la place d’armes depuis la porte de Genève, les concurrents se verront offrir le fameux plat de résistance au km 11 : l’ascension des 917 marches d’escalier dont 830 intègrent une galerie souterraine, mise en service en 1880 après avoir été édifiée dans des conditions inhumaines à la barre à mine et à la masse, et ce afin de relier les forts inférieur et supérieur.

… de même qu’un fleuve 
Autre moment clef, la remontée de la rive droite du Rhône entre Léaz (km 4) et le pont Carnot (km 10), via une monotrace en montagnes russes, à la fois éprouvante et technique, qui laissera place, en toute dernière partie, à un large chemin dépourvu de dénivelé. Ce qui permettra de récupérer un tant soit peu avant l’épisode herculéen du fort. Cette séquence permettra de découvrir, de très près, le défilé de l’Ecluse qui sépare ces deux frères jurassiens que sont le Grand Crêt d’Eau et le Vuache, jadis unis dans un même chaînon avant que celui-ci ne soit transpercé par le Rhône, désireux de s’extirper du bassin lémanique. Un secteur d’une insoupçonnable beauté où se faufilent les flots azur et émeraude du troisième fleuve français qui ne se lasse pas, à travers ses multiples sinuosités, de se complaire, comme on le comprend d’ailleurs avec un tel décor !

Il n’y a pas à dire, le Défi de Fort-l’Ecluse vaut vraiment son pesant d’or ! Alors, à très vite chez nos potes gessiens et bellegardiens !

F.V.

(1) Le Cabbiste est le nom attribué au sociétaire du Club Athlétique du Bassin Bellegardien.
(2) Concernant le Défi de Fort-l’Ecluse, l’école d’athlétisme du Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB) empocherait l’entièreté des bénéfices. En revanche, elle ne toucherait que la moitié sur le Trail de la Valserine, Concordia Football Club Bellegarde qui le co-organise avec le CABB depuis cette année percevant les 50% restants.
(3) Concocté en avril 2020 par Guillaume le Grand, vice-président du Club Athlétique du Bassin Bellegardien, le projet d’un deuxième parcours sur le Défi de Fort-l’Ecluse est long de 42,2 km pour un dénivelé de 2600 m. Après la séquence des 917 marches de Fort-l’Ecluse, cet itinéraire gravirait le Grand Crêt d’Eau par Collonges et le chalet Bizot avant de dévaler, via Menthières, sur la rive droite de la Valserine, peu avant La Namphée. Ensuite, direction Confort, les Pertes de la Valserine, Lancrans, la montée du Sorgia, enfin Léaz par les Marais.
(4) Le belvédère des Roches est également appelé le rocher de Léaz.
(5) Première femme élue maire de Léaz en mai dernier, Christine Blanc s’est opposée, le 2 juillet, à l’ascension du belvédère des Roches, où a été érigée la statue de la Vierge, par un nouveau sentier. Deux motifs l’ont conduite à adopter cette position :
Le premier est en rapport avec la sécurité des coureurs, l’édile trouvant la montée trop escarpée.
Le deuxième est d’ordre environnemental. Le secteur en question offre d’abord un paysage époustouflant. Raison pour laquelle il intègre depuis le 19 mai 1992 le plus vaste des trente sites classés du département de l’Ain, avec ses 1844 ha s’étendant sur les communes de Léaz, Collonges et, en Haute-Savoie, Chevrier.
Deuxio, le belvédère des Roches renferme des enjeux majeurs pour la biodiversité. En témoigne l’inscription depuis 2007 de son aire centrale, d’une superficie de 0,79 ha, à l’inventaire des ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). Dénommée « Pelouse sèche de Léaz », cette ZNIEFF de type 1 vise à sauvegarder ce site, occupé à 69% par une pelouse sèche qui compte parmi les habitats naturels d’enjeu européen. Pour info, une pelouse sèche est constituée d’une végétation relativement rase, qui pousse sur des sols en pente, pauvres et calcaires, retenant faiblement l’eau.
Elue sur un programme axé sur la transition écologique, Christine Blanc entend bien faire respecter la protection de la nature. En conséquence, elle s’oppose à la création de nouveaux chemins qui pourraient perturber le milieu naturel. En revanche, elle est favorable à la restauration des anciens chemins, envahis aujourd’hui par la végétation.
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LE 14EME DEFI DE FORT-L’ECLUSE, HELAS A LA TRAPPE !

Dans la soirée du lundi 7 septembre, l’Ain est passé en « niveau de vulnérabilité élevée » contre la propagation du Covid-19. Il est ainsi devenu le trentième département français en zone rouge. Selon la préfecture de Bourg-en-Bresse, cette évolution est liée au dépassement du seuil d’incidence de 50 personnes contaminées (testés positifs) pour 100 000 habitants, le département aindinois frôlant les 60, 58,8 exactement. Trois secteurs excèdent largement ce seuil, dont le pays de Gex où devait précisément se disputer, le 18 octobre, le 14ème Défi de Fort-l’Ecluse.

En conséquence, à l’issue d’une concertation avec la sous-préfecture de Gex et la mairie de Léaz, le Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB) a décidé, le mardi 9 septembre, d’annuler l’édition 2020 du Défi de Fort-l’Ecluse.
Emanant de la sous-préfecture de Gex et de la mairie de Léaz, les restrictions sanitaires étaient en effet trop importantes pour que la manifestation puisse se tenir dans des conditions acceptables. Qu’on en juge :
– Primo, des départs décalés avec le masque, ce qui est compliqué à mettre en place d’un point de vue pratique.
– Deuxio, le port du masque dans l’enceinte de Fort-l’Ecluse, en l’occurrence sur le parcours reliant la porte de Genève à celle du fort supérieur, comprenant la place d’armes mais surtout la fameuse série d’escaliers et ses 917 marches à gravir. Une obligation qui est bien sûr rédhibitoire sur le plan sportif, la performance étant exclue.
– Tertio, l’interdiction de rester sur les lieux de l’évènement, une fois la ligne d’arrivée franchie avec le masque, entraînant du même coup la suppression de la buvette et de la remise des prix, ce qui est une hérésie du point de vue social.
Inévitablement, toutes ces mesures draconiennes auraient profondément affecté la convivialité qui est pourtant, ne l’oublions surtout pas, l’essence même de ces trails. Sans cette chaleur humaine, ceux-ci ne seraient plus que des ersatz, de pâles copies, irrémédiablement dénaturés.
D’un autre côté, le risque de contracter le virus, tant pour les trailers que pour les bénévoles et les spectateurs, était trop grand pour que l’organisation se permette le moindre laxisme.

Par la force des choses, la déception, teintée de frustration, est vive chez les diverses chevilles ouvrières qui se sont investies corps et âme. A commencer par Guillaume le Grand, vice-président du CABB, qui piaffait d’impatience pour son baptême du feu. Le désappointement sera naturellement à l’avenant chez les coureurs qui se faisaient une joie d’honorer cette surréaliste et délirante compète. Malheureusement, le jet de l’éponge constituait l’unique porte de sortie.

En accord avec Pays de Gex Agglo, propriétaire et gestionnaire de Fort-l’Ecluse, la date du millésime 2021 a été fixée le jour même de l’annulation, preuve que la motivation est intacte dans les rangs du CABB ! D’ores et déjà, retenez-bien, chères amies traileuses, chers amis trailers, cette échéance du dimanche 17 octobre ! Et croisons les doigts pour que cette maudite pandémie soit enfin derrière nous !

F.V.
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ENTRETIEN AVEC JONATHAN LAURENTI, EX-LEADER DU DEFI DE FORT-L’ECLUSE ET PRESIDENT DE TRAIL THE WORLD 

« Ma plus grosse satisfaction est d’avoir redémarré ce Défi dans une version complètement remaniée, au regard de la première mouture, disputée entre 2004 et 2013 », nous déclare-t-il. 

Question de F.V. : Quel bilan personnel dresses-tu après les trois éditions du Défi, disputées en 2017, 2018 et 2019 ?
Réponse de Jonathan Laurenti : J’ai pris beaucoup de plaisir à organiser ces 3 opus. Les coureurs, aussi bien élites que populaires, ont à chaque fois répondu présent, et nous ont offert un beau spectacle.
Je pense que nous avons proposé chaque année un parcours qui a fait l’unanimité sur ce site exceptionnel de Fort-l’Ecluse. Ma plus grosse satisfaction est d’avoir redémarré ce Défi dans une version complètement remaniée, au regard de la première mouture, disputée entre 2004 et 2013. Ce n’était pas chose facile, ni couru d’avance. Le travail n’a pas manqué sur le plan administratif, et sur le terrain, il a fallu se creuser un peu la tête pour sortir un tracé qui semblait, aux yeux de certains, impossible au départ. In fine, c’était un beau challenge avant d’être une belle aventure.

Quel bilan tires-tu de ces trois millésimes pour Trail The World ?
Fred [Frédéric Morand] et moi-même avons fondé Trail The World en octobre 2015, avec mon domicile de Prévessin-Moëns comme siège social. Au départ, l’association a orchestré en 2016-2017 le KV de la Croz’et Raide. Parallèlement, nous nous occupions d’accompagner les coureurs en voyage, un peu partout dans le monde, et ce sur des grands rendez-vous de trail-running.
La résurrection, en novembre 2017, du Défi de Fort-l’Ecluse a marqué un tournant. Cette fois-ci, on tenait un évènement qui a permis de se faire un peu plus connaître, et qui nous a rassuré sur nos convictions. On ne souhaitait pas offrir aux coureurs une simple course nature mais plutôt une « découverte », et je pense que ce parcours en a surpris plus d’un, tant par le décor que par la difficulté ! Bref, le pari était gagné.
C’est un peu ma vision du trail. A la base, je n’aime pas trop courir, et quand je cavale, je ne le fais pas pour l’exploit, en particulier celui d’avaler des km à n’en plus finir, les yeux rivés sur les baskets sans apprécier les paysages autour de soi. En vérité, je le fais pour vivre une aventure avec un grand A, la découverte d’un pays ou d’un territoire insolite étant essentiel. La prouesse sportive, c’est du bonus, incontestablement, mais au final elle n’est pas mon fil conducteur.

Quelles sont les motifs qui t’ont incité à quitter le navire ?
Sur un plan personnel, j’avais besoin de souffler, l’organisation du Défi étant très chronophage, et pas aisée à concilier avec ma vie de famille et un boulot à plein temps, souvent éreintant. A vrai dire, tout caser dans l’emploi du temps tenait du miracle ! Aussi, je me suis un peu recentré sur ma famille et des objectifs sportifs.
De son côté, Trail The World a connu, à travers son agence de voyage, une fulgurante ascension, Fred [Frédéric Morand] et Maud [Maud Debs] faisant merveille de par leur inventivité, leur passion, leur imprévisibilité, leur persévérance, et bien sûr leur complicité. Insatiables, les tourtereaux se sont aussi lancés dans des manifestations à nulles autres pareilles, à la fois épatantes et sidérantes, à l’image des Backyards et du Trail de France. Du coup, il ne restait plus beaucoup de place pour le Défi, d’autant plus que Trail The World a besoin d’engendrer des évènements plus rémunérateurs. N’empêche, l’association gessienne aura beaucoup appris en relançant le Défi.

Seras-tu le 18 octobre prochain au départ du Défi, et en cas de participation, quels seront tes prétentions ?
Je ne sais pas encore si je pourrai m’aligner ! Cela va dépendre de pas mal de choses : primo, si j’arrive professionnellement à me libérer ce week-end-là ; deuxio, en fonction de mes sensations au 15 bornes du Trail des Aiguilles Rouges, disputé le 27 septembre. J’avoue qu’après le Megève Nature Trail, concouru le 2 août [39ème au scratch et 6ème MO sur le 15,5 km], je n’avais plus trop envie de remettre un dossard, le Covid-19 annihilant toute convivialité, même si je pense qu’il va falloir s’y faire… Mais cette compète m’a quand même permis de revoir un peu de monde. Ca faisait si longtemps !

Crois-tu à la réussite de ce Défi en dépit justement du Covid-19 ? Et penses-tu que le Club Athlétique du Bassin Bellegardien [CABB] sera à la hauteur des enjeux ?
Si le trail a lieu, l’engouement populaire sera au rendez-vous ! Franchement, je n’en doute pas d’un iota ! Le CABB et Guillaume [Guillaume le Grand, vice-président du CABB] ont toute ma confiance et j’espère bien qu’ils feront mieux que moi ! En tout cas, je leur souhaite beaucoup de succès et de courage dans cette atmosphère, hélas, anxiogène, pour ne pas dire lugubre.

Propos de Jonathan Laurenti, recueillis le 2 septembre 2020 par F.V.
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OPINION DE GUILLAUME LEGRAND, DIRECTEUR DU DEFI DE FORT-L’ECLUSE ET VICE-PRESIDENT DU CLUB ATHLETIQUE DU BASSIN BELLEGARDIEN (CABB)

« Après des années tournées vers l’élitisme, nous voulons retrouver des bases seines pour le CABB », nous déclare-t-il.

La première question que l’on se pose lorsque l’on organise un trail est : « pourquoi ? » Ma réponse a été assez paradoxale, à savoir, « je l’organise pour les enfants ». Le Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB) est en pleine restructuration. Après des années tournées vers l’élitisme, nous voulons retrouver des bases saines. Pour moi, cette base ne peut pas passer par autre chose que les enfants. En parallèle, un groupe d’adultes loisir doit être au club. Il permettra de faire vivre le bureau, de créer une ambiance conviviale et servira de cheville ouvrière lors des manifestations. Enfin, mais nous n’en sommes pas là, un groupe élite pourra promouvoir l’image du club mais pour cela la base doit être solide.

J’en reviens donc à l’organisation d’un trail pour les enfants. Nous voulons leur proposer des entraînements de qualité, développer leurs capacités athlétiques, leur souplesse, leur coordination. Pour cela, nous avons besoin, soit de bénévoles compétents, soit de salariés. Qui dit salarié dit rentrée d’argent. Par effet domino, nous en arrivons à l’organisation d’un trail.

Je suis un ancien sportif de haut niveau sur 110 m haies. Bien loin du crêt de Chalam ou de la montée à Gustave ! Mais finalement, les différentes disciplines de l’athlétisme sont toutes les mêmes : nous nous battons contre nous mêmes, nous voulons dépasser nos limites et nous subissons la défaite. Pour ma part, la personne qui n’est pas d’accord avec ces trois points n’est pas un athlète. Pour organiser une belle manifestation et proposer un parcours cohérent, il faut connaître sa région, et même si j’ai fait de nombreux tours de piste, mes week-ends se déroulent dans le Jura, les Alpes ou au bord de la Valserine. Oui, je les connais bien les sentiers que nous voulions vous faire emprunter en 2020.

Lorsque Jonathan Laurenti m’a proposé de reprendre le Défi de Fort-l’Ecluse, je n’ai pas hésité longtemps. Pour les enfants donc, mais pas que. Pour la vie surtout !!!! Ces trails offrent des moments de dépassement, certes, mais ils offrent surtout des moments de partage et de liens sociaux. A l’intérieur du club tout d’abord. Ils nous unissent en effet vers un but commun, nous réfléchissons, balisons, encourageons. Pour les acteurs ensuite, qu’ils soient 500 ou 10 000 sur la ligne de départ, ils échangeront, riront et en baveront ensemble. Voila pourquoi nous avons maintenu nos courses le plus longtemps possible malgré les risques liés à la pandémie de Covid-19. Nous avions réservé les lots coureurs, récupéré les dossards, invité les groupes de musique, activé nos bénévoles. Nous étions prêts pour le Trail de la Valserine, et encore plus pour le Défi de Fort-l’Ecluse. Mais cette année 2020 ne nous aura pas souri.

Pour le Défi, la préfecture nous demande des départs décalés en contre la montre, une aire d’arrivée vide, donc pas de buvette, le masque obligatoire dans l’aire de départ-arrivée et dans l’intégralité des 917 marches du fort… Et malgré cela, ils peuvent interdire le départ de la course jusqu’à la veille. Est-ce la vie ? En tout cas, ce n’est pas la vision que j’ai du trail. Je veux en effet maintenir ce lien social, je veux que les coureurs aient du plaisir. Les contraintes sanitaires auront donc eu raison des deux courses que nous devions organiser. Mais ce n’est que partie remise.

En 2021, nous serons là et en attendant, lors des premiers entraînements des enfants, une vingtaine de nouveaux ont pris leur licence. Il ne nous reste que quelques places le mercredi à 16 h 00. La relève est là et notre base se solidifie. Nous allons refaire du CABB un acteur important du sport départemental.

Propos de Guillaume le Grand, recueillis le 4 septembre 2020 par F.V. 
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ARTICLE DE L’HEBDOMADAIRE « LE PAYS GESSIEN » :

Ci-dessous, vous trouverez l’annonce sur l’annulation du Trail de la Valserine et le maintien du Défi de Fort-l’Ecluse, en date du lundi 25 mai 2020, rédigée par le journaliste Julien Champclos :
https://www.lepaysgessien.fr/9802/article/2020-05-25/pays-bellegardien-le-troisieme-trail-de-la-valserine-est-annule
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PALMARES DEPUIS 2004 :

23 mai 2004 (5,4 km pour 330 md+ ; 97 classés) :
– 1er (1er senior) : Alexandre Aubert (Passy) en 23’05.
– 1ère (1ère senior, 54ème au scratch) : Isabelle Thevenet (Saint-Just) en 32’53.
– Résultats des 40 premiers sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/longeray04.htm

22 mai 2005 (5,4 km pour 330 md+ ; 65 classés dont 6 femmes) :
– 1er (1er senior) : Alain Gillet (Evian Off Course) en 23’24.
– 1ère (1ère V1, 13ème au scratch) : Michelle Leservoisier (Club Athlétique d’Ambilly) en 28’18.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/Longeray05.htm

30 avril 2006 (5,4 km pour 330 md+ ; 82 classés dont 14 femmes) :
– 1er (1er senior) : Mathieu Gachet (Club des Sports de Megève) en 23’42.
– 1ère (1ère V1, 16ème au scratch) : Michelle Leservoisier (Club Athlétique d’Ambilly) en 26’40, record féminin du parcours emprunté entre 2004 et 2013.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/Leaz06.htm

29 avril 2007 (5,4 km pour 330 md+ ; 85 classés dont 11 femmes) :
– 1er (1er senior) : Jean-Christophe Dupont (Arve Athlétisme Bonneville Pays Rochois) en 22’45, record scratch du parcours emprunté entre 2004 et 2013.
– 1ère (1ère cadette, 32ème au scratch) : Maëlle Mugnier (Athlétique Sport Aixois) en 30’54.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/Leaz07.htm

27 avril 2008 (5,4 km pour 330 md+ ; 123 classés dont 21 femmes) :
– 1er (1er senior) : Olivier Morin (Faucigny Athlétic Club) en 23’55.
– 1ère (1ère espoir, 20ème au scratch) : Aurélie Jacquier (La Foulée d’Annemasse) en 26’59.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/Leaz08.htm

26 avril 2009 (5,4 km pour 330 md+ ; 144 inscrits dont 22 femmes, 141 classés dont 21 femmes) :
– 1er (1er senior) : Florian Schäfer (Triath’Spiridon Oyonnax) en 24’01.
– 1ère (1ère senior, 24ème au scratch) : Maryline Rossi (Athlé Saint-Julien 74) en 27’58.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/defifortlecluse09.htm

25 avril 2010 (5,4 km pour 330 md+ ; 146 classés dont 24 femmes) :
– 1er (1er senior) : Paskal Thebault (Team Vuki et La Foulée d’Annemasse) en 23’21.
– 1ère (1ère senior, 26ème au scratch) : Maryline Rossi (Athlé Saint-Julien 74) en 28’36.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/defifortlecluse10.htm

24 avril 2011 (5,4 km pour 330 md+ ; 147 inscrits dont 28 femmes, 143 classés dont 27 femmes) :
– 1er (1er senior) : Vincent Faillard (Team Asics) en 23’47.
– 1ère (1ère V1, 37ème au scratch) : Michelle Leservoisier (Team Technicien du Sport Seynod, La Foulée d’Annemasse et Jogg’Attitude) en 29’32.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/defifortlecluse11.htm

29 avril 2012 (5,4 km pour 330 md+ ; 175 inscrits dont 32 femmes, 162 classés dont 29 femmes) :
– 1er (1er senior) : le Suisse Gilles Schenevey (Cranves-Sales) en 24’20.
– 1ère (1ère V1, 38ème au scratch) : Christine Catin (Courir Nature Saint-Jean-de-Niost) en 30’47.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/defifortlecluse12.htm

28 avril 2013 (5,4 km pour 330 md+ ; 200 inscrits, 189 classés dont 51 femmes, record de participation sur le parcours emprunté entre 2004 et 2013) :
– 1er (1er senior) : Florian Schäfer (Team Schäfer Coaching, Team Run Alp Bourg-en-Bresse, Union Sportive Oyonnax Athlétisme Plastics Vallée et Triath’Spiridon Oyonnax) en 23’27.
– 1ère (1ère senior, 23ème au scratch) : Armelle Magat Saunier (Athlé Saint-Julien 74) en 28’11.
– Résultats complets sur le site Web Aincourir :
http://aincourir.free.fr/defidufortlecluse13.htm

19 novembre 2017 (15,9 km pour 830 md+ et 840 md- ; 495 inscrits, 437 partants, 435 classés dont 96 femmes, 2 abandons, record de participation sur le parcours emprunté depuis 2017) :
– 1er (1er senior) : le Suisse Simon Senn (Club Athlétique du Bassin Bellegardien) en 1h11’49.
– 1ère (1ère senior, 22ème au scratch) : l’Anglaise Sarah Tunstall (Kendal Amateur Athletic Club) en 1h23’24.
– Résultats complets sur le site Web L-Chrono :
Solo : http://www.l-chrono.com/resultats2017/defi_de_fort_lecluse.pdf
Par équipes : http://www.l-chrono.com/resultats2017/defi_de_fort_lecluse_equipes.pdf

29 avril 2018 (15,9 km pour 830 md+ et 840 md- ; 412 inscrits, 392 partants, 387 classés dont 86 femmes, 5 abandons) :
– 1er (1er V1) : Ludovic Pommeret (Berthies Sport One One, Team Hoka et Club Athlétique du Bassin Bellegardien) en 1h09’52, record scratch du parcours emprunté en 2017-2018.
– 1ère (1ère senior, 12ème au scratch) : Clémentine Geoffray (Ambérieu Marathon) en 1h22’22, record féminin du parcours emprunté en 2017-2018.
– Résultats complets sur le site Web L-Chrono :
Solo : http://www.l-chrono.com/resultats2018/defi_de_fort_lecluse.pdf
Par équipes : http://www.l-chrono.com/resultats2018/defi_de_fort_lecluse_equipes.pdf

13 octobre 2019 (19,1 km pour 990 md+ et 950 md- ; 414 inscrits dont 96 femmes, 356 partants dont 78 femmes, 353 classés dont 77 femmes, 3 abandons dont une femme) :
– 1er (1er senior) : Benjamin Roubiol (Wellington The Crew) en 1h26’42.
– 1ère (1ère senior, 36ème au scratch) : Laura Dufour (Ornex) en 1h50’56.
– Résultats complets sur le site Web L-Chrono :
http://www.l-chrono.com/resultats2019/defi_de_fort_lecluse.pdf
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PARCOURS :
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L’itinéraire 2020 figure sur le site Web Trace de Trail :
https://www.defidefortlecluse.com/le-parcours

Créée le 20 juin 2020 par Guillaume le Grand, directeur de la course en tant que vice-président du Club Athlétique du Bassin Bellegardien, la trace présente les dimensions suivantes : 19 km pour 960 m de dénivelé (exactement 19,3 km pour 958 m de dénivelé positif et 960 m de dénivelé négatif).
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L’évolution :

– 2004-2013 : parcours identique, long de 5,4 km pour 330 m de dénivelé positif.
– 2017-2018 : parcours quasiment identique, long de 15,9 km pour 830 m de dénivelé positif et 840 m de dénivelé négatif.
En réalité, la distance et le dénivelé en 2018 étaient légèrement plus importants qu’en 2017. La raison s’explique par une modification, peu avant le km 9, du parcours, les trailers rendant pour la première fois visite au moulin de Condière, aujourd’hui en ruine, avant de remonter la rive droite du bouillonnant ruisseau de Condière, affluent du Rhône.
– 2019 : parcours long de 19,1 km pour 990 m de dénivelé positif et 950 m de dénivelé négatif.
– 2020 : parcours long de 19,3 km pour 960 m de dénivelé.
Gros changement par rapport à 2019, l’ascension de la Vierge qui servait d’épilogue est supprimée. Du coup, l’arrivée est jugée au chef-lieu de Léaz, au même emplacement que le départ, en l’occurrence rue du Jura, et non plus rue Saint-Amand comme l’an passé. Deux endroits situés entre la mairie et l’église Saint-Amand, qui sont donc extrêmement proches l’un de l’autre.
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Les sept principales difficultés :

Première grimpée : la remontée au chef-lieu de la commune de Léaz depuis La Platière.
Nouveauté par rapport à 2017 et 2018.

– Début : km 2,7 à l’entame du chemin d’Orge Combe (407 m d’altitude).
– Fin : km 3,5 au terme du chemin des Mésanges au chef-lieu de Léaz (491 m d’altitude).
– Dénivelé : 84 m positifs.

Deuxième grimpée : le chemin des Vignes.
– Début : km 7 à l’entame du chemin des Vignes, peu après la gare de Longeray (383 m d’altitude).
– Fin : km 7,7 au terme du chemin des Vignes à Longeray (460 m d’altitude).
– Dénivelé : 77 m positifs.

Troisième grimpée : la montée à Gustave.
– Début : km 8,1 à l’entame de la montée à Gustave (403 m d’altitude).
– Fin : km 8,2 au terme de la montée à Gustave (431 m d’altitude).
– Dénivelé : 28 m positifs.

Quatrième grimpée : du pont Carnot à la porte de Genève, une des deux entrées du fort inférieur de Fort-l’Ecluse.
– Début : km 9,7 peu avant le pont Carnot (331 m d’altitude).
– Fin : km 10,7 peu avant la porte de Genève du fort inférieur de Fort-l’Ecluse (402 m d’altitude).
– Dénivelé : 71 m positifs.

Cinquième grimpée : les 917 marches de Fort-l’Ecluse.
– Début : km 11 sur la place d’armes du fort inférieur de Fort-l’Ecluse (420 m d’altitude).
– Fin : km 11,6 à la porte du fort supérieur de Fort-l’Ecluse (602 m d’altitude).
– Dénivelé : 182 m positifs.

Sixième grimpée : du chemin du Mollard à la route du Fort.
Nouveauté par rapport à 2017 et 2018. 

– Début : km 13 sur le chemin du Mollard (461 m d’altitude).
– Fin : km 13,4 sur la route du Fort (526 m d’altitude).
– Dénivelé : 65 m positifs.

Septième grimpée : Les Marais, toit de la course.  
– Début : km 13,7 à Longeray (499 m d’altitude).
– Fin : km 15,6 aux Marais (736 m d’altitude).
– Dénivelé : 237 m positifs..
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Un seul ravitaillement :

A la fois liquide et solide, il est installé au Km 11, coïncidant avec la place d’armes du fort inférieur de Fort-l’Ecluse (420 m d’altitude).
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LE DEFI DE FORT-L’ECLUSE SUR LE SITE WEB COURZYVITE :

– Résultats, compte rendu et photos de l’édition 2010 :
https://www.courzyvite.run/blog/2010/04/26/resultats-compte-rendu-et-photos-du-defi-de-fort-lecluse-25-04-10/

– Résultats, compte rendu et photos de l’édition 2011 :
https://www.courzyvite.run/blog/2011/04/25/resultats-compte-rendu-et-photos-du-defi-de-fort-lecluse-24-04-11/

– Présentation de l’édition 2012 (1er volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2012/04/28/presentation-du-defi-de-fort-lecluse-29-04-12/

– Présentation de l’édition 2012 : entretien avec l’outsider Baptiste Choutkoff (2ème volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2012/04/28/entretien-avec-baptiste-choutkoff-en-premiere-ligne-sur-le-defi-de-fort-lecluse-29-04-12/

– Résultats et compte rendu de l’édition 2012 :
https://www.courzyvite.run/blog/2012/04/30/resultats-et-compte-rendu-du-defi-de-fort-lecluse-29-04-12/

– Résultats, compte rendu et photos de l’édition 2013 :
https://www.courzyvite.run/blog/2013/04/29/resultats-compte-rendu-et-photos-du-defi-de-fort-lecluse-28-04-13/

– Présentation de l’édition 2017 : la résurrection d’une course unique en son genre, avec le parcours en images (1er volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2017/08/01/la-resurrection-dune-course-unique-en-son-genre-le-defi-de-fort-lecluse-19-11-17/

– Présentation de l’édition 2017 : les pronostics (2ème volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2017/11/19/presentation-du-defi-de-fort-lecluse-pronostics-19-11-17/

– Résultats et premières photos de l’édition 2017 :
https://www.courzyvite.run/blog/2018/04/26/defi-de-fort-lecluse-retour-sur-ledition-du-19-novembre-2017-illustree-par-330-photos-inedites-1er-volet/

– Deuxième série de photos de l’édition 2017 :
https://www.courzyvite.run/blog/2018/04/27/defi-de-fort-lecluse-retour-sur-ledition-du-19-novembre-2017-illustree-par-330-photos-inedites-2eme-volet/

– Compte rendu et troisième série de photos de l’édition 2017 :
Bientôt en ligne !

– Présentation de l’édition 2018 :
https://www.courzyvite.run/blog/2018/04/29/presentation-du-defi-de-fort-lecluse-les-pronostics-29-04-18/

– Résultats, compte rendu, vidéo et photos de l’édition 2018 :
https://www.courzyvite.run/blog/2018/04/30/resultats-compte-rendu-video-et-premieres-photos-du-defi-de-fort-lecluse-29-04-18/

– Présentation de l’édition 2019 : une 13ème édition placée sous le signe du renouvellement (1er volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2019/02/03/defi-de-fort-lecluse-une-13eme-edition-placee-sous-le-signe-du-renouvellement-13-10-19/

– Présentation de l’édition 2019 : les pronostics ; le parcours en images (2ème volet) :
https://www.courzyvite.run/blog/2019/10/13/presentation-du-defi-de-fort-lecluse-cotes-itra-et-parcours-13-10-19/

– Résultats, compte rendu et photos de l’édition 2019 :
Bientôt en ligne !
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INFOS PRATIQUES :

Une course :
Le Défi de Fort-l’Ecluse :
– Participants : espoirs, seniors et vétérans.
– Dimensions : 19 km pour 960 m de dénivelé (précisément 19,3 km pour 958 m de dénivelé positif et 960 m de dénivelé négatif).
Point culminant : Les Marais à 736 m d’altitude.

Inscriptions :
– En ligne :
Du lundi 27 juillet au samedi 17 octobre 2020 à 20 h 00 sur le site Web L-Chrono :
https://inscriptions-l-chrono.com/defidefortlecluse2020/select_competition
Attention, inscriptions limitées à 500 places !

Montant :
– En ligne : 24 euros + 1,25 euro de frais de gestion du site Web L-Chrono, soit 25,25 euros.

Retrait des dossards :
– Horaire : 
entre 8 h 30 et 9 h 45.
– Lieu :
entre la mairie et l’église Saint-Amand, rue du Jura à Léaz.

Départ :
– Horaire : 
10 h 00.
– Lieu : entre la mairie et l’église Saint-Amand, rue du Jura à Léaz.

Arrivée :
Horaires :
– Premier homme : vers 11 h 30. 
– Première femme : vers 11 h 50.
Lieu : entre la mairie et l’église Saint-Amand, rue du Jura à Léaz.

Remise des prix :
– Horaire :
au fur et à mesure de l’arrivée des lauréats.
– Lieu : à l’arrivée, entre la mairie et l’église Saint-Amand, rue du Jura à Léaz.

Renseignements complémentaires :
– Page Facebook du Défi de Fort-l’Ecluse :
https://www.facebook.com/defifortlecluse/notifications/
– Site Web du Défi de Fort-l’Ecluse :
https://www.defidefortlecluse.com/
Possibilité d’adresser un mail :
https://www.defidefortlecluse.com/contact
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PHOTOS :
14ème édition du Défi de Fort-l’Ecluse, 18 octobre 2020.
Le flyer conçu par Guillaume le Grand, directeur de la course en tant que vice-président du Club Athlétique du Bassin Bellegardien.

13ème édition du Défi de Fort-l’Ecluse, 13 octobre 2019.
Arrivée à la Vierge de Léaz.
Laura Dufour (Ornex), lauréate (1ère senior, 36ème au scratch) en 1h50’56.
Fabien Champier (Vertrieu), 37ème (21ème senior) en 1h50’58.
En contrebas : le plateau de la Semine.
Cliché de Maud Debs (Trail The World).

Dès le 2ème km, la coach sportive, prof de fitness et nutritionniste s’envolait, déposant Nadège Vignand (ASPTT Annecy) qui venait de remporter l’inédit Challenge de la Meilleure Sprinteuse, récompensant la plus rapide sur les 500 premiers mètres. Après ce violent départ, elle décidait de tempérer son allure, d’autant plus qu’elle s’était mal préparée pour cette épreuve à nulle autre pareille.
Tandis qu’elle avait avalé les deux tiers des 917 marches de la fameuse série d’escaliers de Fort-l’Ecluse, elle eut la désagréable surprise de voir revenir la triathlète Marie-Sarah Duportal, excellente grimpeuse s’il en est. Piquée au vif, l’Ornésienne préservait tant bien que mal sa 1ère place.
Magnanime dans l’âme, elle se permettait, au terme de la galerie souterraine, d’encourager sa rivale à la suivre. Sans doute éreintée par l’effort qu’elle venait de produire, Marie-Sarah qui s’est installée en août dernier à Péron, en provenance de sa Haute-Loire natale, ne parvenait pas à rester dans les talons de Laura. Bien épaulée par Jean-Noël Poullot (père d’Alexis qui finira 3ème), celle-ci creusait alors progressivement l’écart, porté à 2’37 à l’arrivée.

Quand bien même le Défi n’aurait pas été annulé cette saison, il se serait disputé sans la lauréate sortante qui devait participer au tournage de l’émission « Ninja Warrior » sur TF1.

13ème édition du Défi de Fort-l’Ecluse, 13 octobre 2019.
Arrivée à la Vierge de Léaz.
Paul Burette (Team Rrun Seynod), 5ème (5ème senior) en 1h33’06.
– En toile de fond, à l’extrême gauche : le Vuache.
– En contrebas du Vuache, à droite : le plateau de la Semine.
Cliché de Maud Debs (Trail The World).